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de littérature berbère 5ème année Dernières modifications 19 décembre 2005 18 Numéros
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EXTRAITS Extraits
de l’ouvrage de Djoudi Attoumi « Le Colonel AMIROUCHE , entre Histoire et Légende », livrés ici en première lecture avec l’ aimable autorisation de l’auteur : PREFACE de Abdelhamid DJOUADI Aborder la vie d’Amirouche et sa contribution à
la libération de notre pays est une aventure pleine de périls. La complexité et
la dimension exceptionnelle du personnage ont certainement dissuadé nombre de
ses compagnons de s’attaquer à cette tâche. Ceux qui l’ont côtoyé, connu ou travaillé sous
ses ordres gardent de lui l’image d’un homme dévoué à la cause nationale. Il ne
faiblissait jamais et était doté d’une énergie étonnante. Il donnait
l’impression de quelqu’un qui s’est préparé toute sa vie à vivre la lutte
armée, s’être conditionné et préparé des années durant pour vivre et conduire
un tel événement. Déjà dans son enfance et sa prime jeunesse, il
était très exigeant envers lui-même. Il aimait apprendre, alors qu’il n’a
fréquenté l’école que peu d’années, selon les informations disponibles ;
il lisait et écrivait aussi bien l’arabe que le français, avec cette particularité
de dire très souvent « le front » pour le FLN. Ayant émigré en France, il y milite dans le
mouvement national et lors de la scission du MTLD, il rejoint le groupe de
Didouche Mourad. Ceux qui l’ont connu à cette époque, rapportent son immense
dévouement envers ses compatriotes émigrés. Comme il ne fréquentait ni les
bars, ni les cafés, il passait son temps libre à réconforter et aider
materiellement ceux qui étaient dans le besoin, allant jusqu’à confectionner
lui-même des habits pour les plus démunis. Curieux de tout, il aimait écouter
et apprendre ; il s’est retrouvé bien avant le 1er novembre,
en contact avec certains de ceux qui allainet devenir ses amis, compagnons et
collègues. Cette proximité allait lui faciliter par la suite,
l’accomplissement des missions qui lui ont été confiées par le CCE ou bien
l’action de coordonnation entre plusieurs wilayas engagées à sa propre
initiative. A Paris, il avait connu Ahmed Ben Abderrazak, futur colonel
Haoues, réputé un moment proche de Messali, alors que Ben Boulaid l’avait
envoyé dans la région de Biskra pour y relancer la lutte. Se trouvant dans
les Aurès en mission ordonnée par le CCE, Amirouche contacte El Houès qui le
rejoint en Kabylie avec un groupe de combattants dont Ahmed Kebaïli qui, à
l’indépendance, a fait carrière dans l’ANP. Qui parmi les survivants ne garde
pas en mémoire le grand rassemblement à Moka ? Devant des unités des
Wilayas I, III et VI, Amirouche présente son ami El Houès comme un
authentique responsable du FLN et de l’ALN et qui demandait aux présents de
ne plus l’appeler El Quaïd El Haouès, mais le colonel Haouès, chef de Il fallait voir aussi ce fameux convoi composé
d’éléments des wilayas I, III et VI faire route ensemble jusqu’à Dréat,
dans le Hodna pour se séparer, chacun rejoignant sa zone de combat et
d’action. Avec Merzougui (groupe des 22 ) Ahmed Bougara (
dit M’hamed ) et Othmane, il suit une formation technique à Alger. Parmi les
éléments en formation, trois se retrouveront chefs de wilayas (Amirouche,
M’hamed et Othmane). Un autre, Amar Zaâlami s’est retrouvé très tôt au maquis
dans la région de Batna, pour être ensuite versé dans les transmissions où il
fit une brillante carrière. Grand patriote, c’est lui qui déjà en 1956-57
dans les Aurès m’avait donné cette formation et m’a montré des photos
d’époque. Certaines de ces photos ont été par la suite remises aux parents
des chefs disparus au combat. Au déclenchement de l’action armée, Amirouche
allait donner toute la mesure de ses capacités d’organisateur et de chef
militaire hors pair. Très tôt, ses qualités furent remarquées par le premier
chef de la kabylie combattante, Krim Belkacem qui l’envoya dan la vallée de En été A cette occasion, Amirouche a été chargé de
l’organisation matérielle et logistique des travaux ainsi que de la protection
immédiate et éloignée des lieux de réunions et de séjours des congressistes.
Malgré le déclenchement de vastes opérations de ratissage sur la rive droite
de Amirouche s’était admirablement acquitté de sa
mission. Le congrès de Ben Boulaïd
avait, avant le déclenchement de Lors de son passage en Tunisie, Ben Boulaïd
aborde la dernière étape Bengardane, frontière libyenne. Là un supplétif
tunisien le reconnaît ; Ben Boulaïd lui propose une forte somme somme
d’argent, qu’il refuse et décide de le dénoncer. Ben Boulaïd n’a d’autre
solution que de l’abattre, mais il est rattrapé de nuit par les forces
françaises et incarcéré à Tunis d’abord, puis à Constantine d’où il
s’évadera. En attendant, Chihani est exécuté par ses compagnons. La wilaya
reste donc aux mains des chefs de guerre sans coordnation entre eux. Ben
Boulaïd s’évade en février 1956 mais est tué par le fameux poste-radio largué
par les services français (époque des généraux Parlange et Vanuxem). Il se
produit alors un événement aberrant pour nous, mais conforme à la mentalité
locale et aux pratiques de la clandestinité : l’ensemble des
responsables des Aurès prêtent serment de ne jamais divulguer la mort de Ben
Boulaïd, enterré rapidement à Nara. Au congrès de 1-
A son passage dans les Aurès où il
ne rencontre pratiquement aucun problème avec les respondables, à tel point
que lorqu’il rencontre Messaoud Benaïssa, considéré comme un dur, Amirouche
d’une simple phrase, le relève de ses fonctions. Benaïssa lui remet
immédiatement les cachets, archives et documents en sa possession. Il y
accomplit un travail de réorganisation
et de restructuration. Mais il n’a pu éviter qu’Adjoul acculé ne se rende aux
Français ; contrairement à ce qui a été dit, par ailleurs, Adjoul est
resté en contact même après sa reddition avec des responsables dont El Hadj
Lakhdar, l’auteur des ces lignes peut en témoigner. 2-
De retour en Kabylie, Amirouche convoque
les responsables des Aurès. Ils viennent tous à l’exception de Azoui, Omar
Ben Boulaïd et Messaoud Benaïssa. 3-
Après un cycle de réunions, Amirouche,
Lamouri et Nouichi se rendent en Tunisie. Là, les commandements de la wilaya
et des différentes structures organiques sont constitués. Amirouche revient
en Kabylie prendre son commandement de chef de wilaya de l’été 1957 jusqu’à
sa mort, le 29 mars 1959. Il continuera comme par le passé à sillonner la
wilaya, répartissant les effectifs, les armes et les ressources, ordonnant
les actions armées et la mobilisation politique. Il accomplit un travail prodigieux. Avec et
pour les autres wilayas, particulièrement Contre un homme d’une telle envergure, devenu un
mythe de son vivant, insaisissable et présent partout, l’ennemi a déployé
tous les moyens pour l’abattre. Ce qui était impossible tant qu’il était en
Kabylie. En décembre 1958, les chefs des wilayas I, III,
IV et V se réunissent. Ils doivent se rendre en Tunisie pour tenter d’assurer
un meilleur approvisionnement en armes dans les maquis. Le chef de la wilaya
IV, après réfelexion décide de ne pas partir et reste avec ses hommes.
Amirouche et El Haouès tombent au champ d’honneur le 29 mars près de
Boussaâda et Bougara le 05 mai 1959 à Oued Bouachra près de Médéa. Ainsi, ces
trois héros tombent la même année, les armes à la main face à l’ennemi. Mais
les héros ne meurent jamais en réalité. On ne peut pas parler d’Amirouche en passant sous
silence des massacres qui lui ont été imputés : Nuit rouge de la
soummam, complot des bleus ou « Bleuite. » Certains ont parlé aussi
de Melouza. A l’époque, Amirouche était en Tunisie. Pour la « Nuit rouge de Le zèle de certainschefs locaux a entraîné des
dépassements et des assassinats qui ont gravement entravé l’action du FLN et
de l’ALN dans cette région. Il a fallu du temps, de la diplomatie pour
rétablir la situation. Concernant Les archives des deux côtés de Avec simplicité et humilité, Djoudi Attoumi a
ouvert un nouveau chapitre dans l’étude de la lutte de libération du peuple
algérien. Comprendre la personnalité d’Amirouche et sa
contribution à la libération est une entreprise de prime abord impossible.
Grâce à sa perspicacité, il a su tracer un premier sillon, d’autres viendront
compléter cette œuvre. Il demeurera que le mérite de l’ouverture de ce grand
chantier revient à l’auteur de ce livre. Il reste qu’Amirouche a été et demeure un
monument de la lutte de libération et que le souvenir de cet authentique
héros restera gravé en lettres d’or dans le grand registre de l’histoire de
notre pays. Abdelhamid
DJOUADI , Général Major en
retraite. AVERTISSEMENT
Le temps est enfin venu de me décider à écrire,
afin de laisser un témoignage pour la postérité. J’ai, en effet, hésité
pendant près de trente années avant de prendre une telle décision. En 1968, à l’occasion du quatorzième
anniversaire du déclenchement de la guerre de libération, j’ai participé
« au concours de la meilleure nouvelle ». Même si elle fut primée par
une récompense symbolique, il m’aura fallu attendre l’année 1999 pour reprendre
la plume. Pendant cette longue période, je suis resté amorphe, comme paralysé
ou allergique à l’écriture. Pourquoi cette arrivée tardive à témoigner
sur la guerre de libération ? A vrai dire, je ne savais par où
commencer; et, ce qui est plus grave, c’est qu’il y avait comme un vide dans
mon esprit. Il n’y avait en moi, ni inspiration, ni volonté de la rechercher.
J’ai pensé que mes anciens compagnons plus instruits et plus gradés - parmi
les quels des érudits, étaient mieux placés pour apporter leurs témoignages. Relater les souffrances du peuple et des
combattants, leurs sacrifices, les hauts faits d’armes de l’ALN* et le courage de nos
djounoud, ainsi que les crimes des soldats français, n’est certainement pas
chose aisée. Il y a tellement de choses à raconter ! Ce qui est sûr
c’est que de tels écrits - particulièrement ceux des anciens de l’ALN -
doivent être dominés par la sincérité, l’objectivité et le devoir de vérité. C’est
du moins ma conviction. Le déclic s’est produit lorsque j’ai eu
entre les mains un livre écrit par le capitaine Léger, intitulé « Au
carrefour de la guerre. » Ce capitaine de parachutistes jouissait d’une
sinistre réputation en Wilaya III. Chef du 2ème bureau pour Après lecture, j’ai ressenti un malaise. Le
capitaine Léger s’est laissé emporté dans les méandres du mensonge, de la
calomnie et même de l’insulte à l’endroit de nos chouhadas, des anciens
Moudjahidin et de notre peuple. Des décennies après, le capitaine Léger
continue à mentir et à se mentir à lui-même. A défaut d’endoctriner les
Algériens par la torture, il cherche maintenant à tromper les lecteurs, comme
si sa mission n’était pas encore achevée ! En proie à la soif de vérité, j’ai senti
naître le désir d’apporter mon témoignage, car il fallait remettre les choses
en place et « rendre à César ce qui lui appartient ! » J’ai
décidé d’écrire sur mes sentiments anciens et actuels pour livrer ce que j’ai
vécu, et rapporter ainsi les faits dans leur vrai contexte. Le handicap de beaucoup de combattants qui
veulent témoigner est l’insuffisance de la maîtrise de la langue de
l’écriture. En ce qui me concerne, au lieu de confier ce travail à un homme
de lettres, j’ai préféré l’assumer moi-même avec toutes ses maladresses et
toutes ses insuffisances. Que le lecteur voudra m’en excuser ! Une chose est certaine, c’est que je l’ai
écrit avec cœur, en ayant comme objectif, le devoir de vérité. Oui, il est grand temps de dire la vérité
pour répondre à la soif de savoir des jeunes générations. Celles-ci nous
reprochent, depuis plusieurs années déjà, notre silence sur « les
secrets de notre guerre », tellement étaient rares nos témoignages. Il
faut reconnaître que de l’autre côté - c’est-à-dire du côté de l’armée
française - de tels écrits sont légions. Malheureusement, ne voulant
nullement oublier leur rancœur du passé, nombreux sont ceux qui ne présentent
aucune crédibilité. Comme les généraux Aussares et Jacquin, les capitaines
Montagnon et Alain Leger et d’autres encore, ce sont pour la plupart,
d’anciens officiers de l’armée française dont la haine est restée
malheureusement intacte à l’égard des combattants de l’ALN et de notre
peuple, quarante ans après la fin de la guerre. Compte tenu de tout cela, il est fait appel
à l’indulgence des lecteurs pour les fautes de vocabulaire et de styles ou
toute autre maladresse. La forme du livre peut toujours être discutée, mais
l’essentiel est que le fonds soit « pur, comme l’eau de roche. »
Les lecteurs ne trouveront certainement pas le style d’un écrivain, mais tout
simplement celui d’un ancien combattant de l’ALN qui livre une partie
seulement de ce qu’il sait de la guerre d’Algérie. L’essentiel, est qu’il le
fasse avec cœur. Une fois de plus, que les lecteurs trouvent
ici toutes mes excuses pour les insuffisances qu’ils auront constatées. Je
les remercie d’avance pour leur compréhension. Enfin,
pour ne pas mettre les familles dans la gêne, je me suis abstenu volontairement
de citer des noms, parmi ceux qui ont joué un rôle néfaste en Kabylie et
ailleurs ou qui ont œuvré contre les intêrets de L’auteurINTRODUCTION Les écrits consacrés jusqu’ici au colonel
Amirouche sont très sobres. Quelques rares auteurs français spécialisés dans
l’Histoire de la guerre d’Algérie se sont contentés de le présenter
sommairement, tantôt comme un chef de guerre redoutable, tantôt comme
sanguinaire ou alors comme celui qui a massacré des étudiants et des
intellectuels dans les maquis. On lui a imputé aussi toutes les exécutions
dans l’affaire des bleus. Certes,
en sa qualité de chef de Wilaya, il devait endosser toutes les bavures
commises par ses subalternes et même par tous les maquisards de Certains auteurs ont, consacré des chapitres
entiers à Amirouche, mais personne n’a pu cerner sa personnalité, montrer ses
qualités et parler éventuellement de ses défauts. On a surtout mis en
évidence, l’image d’un homme cruel et sanguinaire. C’est à travers cette
image négative que l’on a voulu le présenter, notamment en France où
l’opinion a été conditionnée par des écrits, pas toujours honnêtes, d’anciens
officiers de l’armée française. Il serait fastidieux de les énumérer, car ils
sont nombreux. De plus cela aboutirait à une polémique stérile. Il
demeure néanmoins que l’opinion de chacun sur le personnage peut être
influencée par de tels ouvrages. Aujourd’hui, les jeunes générations se
posent la question de savoir qui était-il exactement ? Les vieux qui ont
vécu son époque ne tarissent pas d’éloges sur lui. De son côté également, la
légende populaire, par la voix de nos vieilles, des chanteurs et des
conteurs, l’a transporté à travers les contrées. Son nom a résonné partout,
que ce soit dans les villes et les villages. Il restera le héros de tous les
temps. Il y a une profonde contradiction entre ce
que rapportent ces derniers et les écrits qui parviennent d’outre mer. C’est
ce qui nous a fait penser qu’il était temps de le montrer sous son vrai
visage. Il n’y a que ceux qui l’ont connu et accompagné pendant au moins une
partie de son itinéraire qui sont aptes à le présenter tel qu’il était. Il
n’y a que ses anciens compagnons qui sont capables d’écrire sur lui et le
montrer sous son vrai visage. Ce sont de tels témoignages qui ont, jusqu’à
présent, fait défaut. L’homme en lui-même est difficile à cerner.
Il faut avoir vécu à ses côtés, l’avoir accompagné dans son périple et même
se lier d’une certaine amitié avec lui pour connaître une partie seulement de
ce personnage historique, tellement complexe et peut-être controversé. Nous
pouvons dire, sans exagération aucune, qu’Amirouche, à travers son parcours,
a mérité sa place parmi les grands hommes de notre Révolution. Après le congrès de C’est un essai biographique qui n’a pas été
réalisé jusqu’à présent, en raison de l’absence de témoignages écrits de ses
anciens compagnons, ce qui aurait permis aux historiens de se pencher sur le
passé de notre chef de Wilaya. Il y a aussi peut-être une certaine
appréhension des auteurs à aborder un tel personnage sans pouvoir tout dire
de lui et risquer ainsi de se heurter à des réactions de la part même de ceux
qui l’ont connu et qui ont tellement de choses à dire sur lui. Il est vrai que c’est une tâche complexe
pour quelqu’un qui doit apporter un témoignage objectif, en essayant
d’aborder tous les contours de la personnalité d’Amirouche. C’est un travail
d’approche difficile, mais qui veut être un hommage mérité à ce héros
légendaire qui a tant donné pour que l’Algérie retrouve son indépendance.
Autant que tous les autres chefs de Nous avons estimé qu’il était de notre
devoir, du devoir de chacun de nous qui avons survécu à cette guerre, de
faire sortir de l’ombre tous ces héros, connus et inconnus, afin que les
jeunes générations puissent les découvrir tels qu’ils étaient et porter sur
eux un regard neuf, pour avoir une vision juste sur chacun d’eux. Elles
pourront alors s’inscrire en faux contre tous leurs détracteurs, c’est à
dire, ceux qui ont déjà essayé de les diffamer ou qui seraient tentés de le
faire. On entendra quelque fois dire, qu’Amirouche a tué telle personne ou a
commis tel massacre ! Non, en dehors des combats, il n’a jamais tué
quelqu’un, du moins pas durant la période où il était dans la vallée de Dans toutes les guerres, il arrive bien
qu’un chef « liquide » un prisonnier ennemi trop arrogant ou gênant
ou qu’un de ses hommes soit exécuté sur le champ de bataille, pour refus
d’obéissance. Amirouche n’a jamais fait cela. En combattant loyal, il ne
tirera que sur des soldats en uniforme; jamais, il n’a exécuté quelqu’un de
ses propres mains. Aucun maquisard n’a apporté un témoignage dans ce sens.
Dans de nombreux cas, ce seront les responsables locaux qui en prendront
l’initiative, en s’inspirant bien sûr de ses instructions, de ses directives
ou de ses orientations. Il est certain que cela ne le dédouane pas des faits
commis par ses subordonnés. Malheureusement, quelle que soit l’aura ou
la gloire d’un chef historique, il se trouvera toujours quelqu’un pour écrire
des infamies d’une façon honteuse et vile, au point où les lecteurs eux-mêmes
reconnaîtront qu’il s’agit de balivernes. Même Abbane Ramdane, appelé par les
historiens, le « théoricien de Pourtant, Ali Kafi connaissait sa valeur,
car ils se sont rencontrés au congrès de
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